Lorsqu’on vit avec une endométriose, la sexualité peut devenir compliquée.
Certaines personnes ressentent des douleurs pendant ou après les rapports, notamment lors de certaines pénétrations. D’autres développent progressivement une appréhension : vais-je avoir mal cette fois-ci ?
À mesure que cette inquiétude s’installe, ce n’est parfois plus seulement la douleur qui influence la sexualité.
C’est également son anticipation.
L’endométriose est une maladie chronique pouvant notamment être associée à des douleurs pelviennes et, chez certaines personnes, à des rapports sexuels douloureux.
L’expérience reste cependant très variable.
La présence, l’intensité et la localisation des douleurs ne sont pas identiques d’une personne à l’autre et peuvent également varier selon les périodes.
Il est donc important de ne pas chercher une « bonne position pour l’endométriose » qui fonctionnerait universellement.
L’adaptation doit partir des sensations de la personne concernée.
Après plusieurs expériences douloureuses, le système nerveux peut apprendre à anticiper ce qui risque de se produire.
Le rapprochement intime lui-même peut alors provoquer de la vigilance.
Le corps se prépare.
La musculature peut se contracter.
L’attention se focalise sur les sensations annonçant une éventuelle douleur.
Cela ne signifie évidemment pas que la douleur est « dans la tête ».
Cela signifie qu’une douleur physique et l’anticipation de cette douleur peuvent finir par interagir.
C’est probablement l’un des changements les plus importants lorsque la pénétration est devenue douloureuse :
cesser de considérer qu'elle constitue nécessairement le centre ou l'aboutissement d'un rapport sexuel.
La sexualité peut inclure une multitude d’expériences : caresses, stimulation externe, masturbation mutuelle, massages, sensualité, jeux érotiques, proximité corporelle…
Retirer l’objectif obligatoire de pénétration peut permettre de retrouver des expériences agréables sans attendre que le corps tolère quelque chose qui lui fait actuellement mal.
Une douleur qui apparaît pendant une interaction sexuelle est une information.
Continuer systématiquement malgré cette douleur peut renforcer l’association entre sexualité et expérience désagréable.
Il peut donc être précieux de construire une intimité dans laquelle changer de pratique ou arrêter complètement reste possible sans culpabilité et sans déception imposée à l'autre.
Le partenaire joue ici un rôle important.
Pouvoir entendre « ça commence à faire mal » comme une information plutôt que comme un rejet contribue à préserver la sécurité de l’interaction.
Lorsqu’une personne a vécu plusieurs rapports douloureux, l’objectif n’est pas forcément de retrouver immédiatement « la sexualité d’avant ».
Il peut être plus intéressant de repartir de ce qui est actuellement confortable.
Quelles sensations restent agréables ?
Quels contacts sont neutres ?
Qu’est-ce qui provoque de l’appréhension ?
Qu’est-ce qui donne envie ?
Quelles pratiques permettent de ressentir du plaisir sans surveiller constamment l’arrivée de la douleur ?
Cette exploration permet de remettre progressivement le choix et le plaisir au centre.
La sexothérapie ne remplace pas le suivi médical de l’endométriose.
Des douleurs pendant les rapports, nouvelles, importantes ou persistantes méritent d’être abordées avec les professionnels de santé qui assurent votre suivi afin d’en rechercher les causes et d’envisager les prises en charge adaptées.
L’accompagnement sexothérapeutique intervient sur une autre dimension : les conséquences de la douleur sur la sexualité, le désir, le rapport au corps, l’appréhension, la communication et l’intimité.
Au Studio Fleur de Lune à Héricourt, je peux accompagner les personnes dont les douleurs ont modifié le rapport à la sexualité et à l’intimité, en complément d’un suivi médical lorsque celui-ci est nécessaire.
L’objectif n’est jamais d’apprendre à supporter une pratique douloureuse.
Il est au contraire de reconstruire une sexualité dans laquelle votre corps peut être écouté, vos limites respectées et le plaisir exploré autrement lorsque cela est nécessaire.
Adapter sa sexualité n'est pas renoncer à son intimité.
C’est parfois justement ce qui permet de se la réapproprier.
Si cette lecture fait écho à ce que vous vivez, vous n’avez pas besoin d’avoir déjà compris exactement « ce qui ne va pas » avant de consulter. Nous pouvons partir de votre situation, de vos ressentis et de vos questionnements pour mettre progressivement des mots sur ce qui se joue et déterminer ce dont vous avez besoin.
Je vous accueille au Studio Fleur de Lune à Héricourt, dans un espace confidentiel et sans jugement, pour un accompagnement autour de la sexualité, des relations, de l’intimité et de la sécurité émotionnelle.
Vous pouvez choisir directement votre rendez-vous dans le calendrier ci-dessous.
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