Il arrive qu’un couple traverse une période pendant laquelle le désir sexuel diminue fortement, voire semble disparaître complètement.
Les rapports deviennent moins fréquents. L’un des partenaires ne ressent plus vraiment d’envie. Parfois, les deux s’en accommodent. Parfois, au contraire, cette situation devient une source d’inquiétude : est-ce normal ? Est-ce que cela signifie que nous ne nous aimons plus ? Notre couple est-il en train de s’éteindre ?
La disparition du désir n’annonce pas nécessairement la fin d’une relation. Mais elle peut être intéressante à écouter, notamment lorsqu’elle crée de la souffrance.
Il n’existe pas de fréquence sexuelle « normale » applicable à tous les couples.
Certaines personnes ont des rapports plusieurs fois par semaine. D’autres quelques fois par mois ou par an. Certaines relations peuvent également traverser de longues périodes sans sexualité.
Le véritable indicateur n’est donc pas le nombre de rapports.
La question serait plutôt : Comment les personnes concernées vivent-elles cette situation ?
Si les deux partenaires sont parfaitement à l’aise avec une sexualité peu présente ou absente, il n’existe pas nécessairement de problème à résoudre.
En revanche, lorsque l’un souffre du manque de sexualité, se sent rejeté, doute de son attractivité ou que le sujet provoque régulièrement des conflits, la baisse de désir devient un enjeu relationnel.
Le désir sexuel n’est pas isolé du reste de notre vie.
Il peut être influencé par la fatigue, le stress, la charge mentale, des changements hormonaux, certains traitements, des douleurs, une mauvaise image corporelle, des difficultés émotionnelles ou encore des tensions dans la relation.
Mais il existe également un phénomène beaucoup plus banal : la transformation du désir au fil du temps.
Au début d’une relation, la nouveauté, l’incertitude et la découverte peuvent fortement alimenter l’excitation. Avec les années, le lien devient généralement plus sécurisant et prévisible.
Cette sécurité est précieuse, mais le désir peut avoir besoin d’autres ingrédients pour continuer à circuler : de l’espace, de la curiosité, du jeu, de l’anticipation, de nouvelles expériences ou simplement des moments où chacun peut redevenir autre chose que le partenaire du quotidien.
C’est une confusion extrêmement fréquente.
Amour, attachement et désir sexuel sont liés chez certaines personnes, mais ils ne sont pas synonymes.
On peut profondément aimer quelqu’un et traverser une période sans désir sexuel.
Inversement, on peut ressentir du désir pour une personne sans être amoureux d’elle.
Lorsque le désir diminue, chercher immédiatement à mesurer l’amour peut donc ajouter une inquiétude supplémentaire à une situation qui avait peut-être d’autres causes.
Face à une baisse de désir, il est tentant d’essayer de « relancer la machine ».
Programmer davantage de rapports, multiplier les initiatives, essayer de séduire l’autre ou lui demander régulièrement pourquoi il ou elle n’a pas envie.
Mais lorsque la sexualité devient un sujet chargé d’attentes, le corps peut progressivement l’associer à une obligation.
Une mécanique difficile peut alors apparaître :
moins j’ai envie → plus mon partenaire s’inquiète → plus je ressens de pression → moins j’ai envie.
L’objectif n’est alors pas nécessairement de faire davantage l’amour, mais de comprendre ce qui freine actuellement le désir.
Plutôt que de demander uniquement « pourquoi n’avons-nous plus de rapports ? », il peut être intéressant d’explorer :
Depuis quand le désir a-t-il changé ?
Le désir a-t-il disparu uniquement dans la relation ou de manière générale ?
Existe-t-il encore du plaisir lorsque l’intimité commence ?
Y a-t-il de la fatigue, du stress ou de la pression autour de la sexualité ?
Certaines pratiques sont-elles devenues répétitives ou peu satisfaisantes ?
Existe-t-il des tensions relationnelles non résolues ?
Chacun peut-il exprimer librement ses envies, ses limites et ses refus ?
Ces questions permettent souvent de sortir d’une vision binaire : « nous avons du désir / nous n’en avons plus ».
Il peut être intéressant de consulter lorsque la différence de désir provoque de la souffrance, des disputes, un sentiment de rejet ou une pression autour des rapports.
La sexothérapie ne consiste pas à obliger une personne à retrouver une libido ni à imposer une fréquence sexuelle au couple.
Elle permet plutôt de comprendre comment fonctionne le désir de chacun, ce qui l’active, ce qui le freine et quelle place la sexualité occupe aujourd’hui dans la relation.
Au Studio Fleur de Lune à Héricourt, je propose des accompagnements en sexothérapie autour du désir, de l’intimité, de la communication sexuelle et des difficultés relationnelles.
L’objectif n’est pas de correspondre à une norme sexuelle.
Il est de retrouver une sexualité - ou une manière d’être en relation - qui ait réellement du sens pour vous.
Si cette lecture fait écho à ce que vous vivez, vous n’avez pas besoin d’avoir déjà compris exactement « ce qui ne va pas » avant de consulter. Nous pouvons partir de votre situation, de vos ressentis et de vos questionnements pour mettre progressivement des mots sur ce qui se joue et déterminer ce dont vous avez besoin.
Je vous accueille au Studio Fleur de Lune à Héricourt, dans un espace confidentiel et sans jugement, pour un accompagnement autour de la sexualité, des relations, de l’intimité et de la sécurité émotionnelle.
Vous pouvez choisir directement votre rendez-vous dans le calendrier ci-dessous.
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