Parler des IST reste encore difficile pour beaucoup de personnes.
Certaines ressentent de la peur.
D’autres de la honte.
Parfois même de la culpabilité.
Et pourtant, les infections sexuellement transmissibles font simplement partie de la réalité de la vie sexuelle humaine.
Le dépistage n’est pas un aveu.
Ce n’est pas “être sale”.
Ce n’est pas “avoir pris de mauvaises décisions”.
C’est simplement prendre soin de sa santé, de son corps et de ses partenaires.
En tant que sexothérapeute, mon rôle n’est pas seulement d’accompagner les difficultés sexuelles ou relationnelles.
Le premier rôle d’un·e professionnel·le de la santé sexuelle est aussi d’informer, de rassurer et d’aider chacun·e à accéder à des informations fiables, sans jugement.
Certaines IST peuvent être totalement silencieuses.
On peut être porteur·euse sans le savoir, parfois pendant longtemps.
Le dépistage permet :
de détecter rapidement certaines infections,
d’éviter des complications,
de protéger ses partenaires,
et d’accéder à des traitements adaptés lorsque c’est nécessaire.
Aujourd’hui, de nombreuses IST se soignent très bien lorsqu’elles sont prises en charge tôt.
Le dépistage concerne toute personne sexuellement active.
Il n’est pas réservé aux personnes ayant “beaucoup de partenaires” ou appartenant à un milieu particulier.
La sexualité humaine est diverse.
La prévention aussi.
Il n’existe pas une seule réponse universelle.
La fréquence dépend des pratiques, des partenaires et des situations vécues.
De manière générale, un dépistage peut être envisagé :
une fois par an dans le cadre d’une vie sexuelle active,
tous les 3 à 6 mois en cas de partenaires multiples ou de nouvelles rencontres,
avant d’arrêter le préservatif avec un·e partenaire,
après une prise de risque,
ou en présence de symptômes.
Mais il est important de rappeler qu’une IST peut aussi être présente sans symptôme visible.
La prévention ne repose pas uniquement sur le préservatif externe.
Selon les pratiques et les besoins, différentes protections peuvent exister :
préservatif externe,
préservatif interne,
digue dentaire,
gants,
nettoyage et protection des sextoys,
vaccination HPV et hépatite B,
dépistage régulier,
communication entre partenaires,
PrEP ou TPE dans certaines situations.
La prévention peut s’adapter à chaque personne, chaque relation et chaque pratique.
Parler d’IST ou de dépistage peut parfois être inconfortable.
Certaines personnes ont peur du rejet, du jugement ou de “casser le moment”.
Pourtant, pouvoir parler de sexualité, de limites, de protection et de santé sexuelle fait aussi partie des relations sécurisantes.
Cela concerne :
les couples,
les relations occasionnelles,
les relations polyamoureuses,
les pratiques BDSM,
les relations LGBTQIA+,
mais aussi toute personne souhaitant vivre une sexualité plus sereine et plus consciente.
La prévention ne devrait jamais être utilisée pour faire peur ou culpabiliser.
Elle devrait être un outil de sécurité, d’autonomie et de respect mutuel.
Le dépistage peut se faire dans différents lieux selon votre situation.
Le dispositif “Mon test IST” permet dans certaines situations d’effectuer un dépistage sans ordonnance.
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Les CeGIDD proposent :
dépistage,
information,
accompagnement,
prévention,
parfois anonymement selon les situations.
Certaines questions autour de la sexualité ou du dépistage peuvent être difficiles à aborder seul·e.
Parfois, on a simplement besoin :
d’être rassuré·e,
de poser des questions,
de parler d’une peur,
d’évoquer une difficulté relationnelle,
ou de retrouver un rapport plus serein à sa sexualité.
Mon approche en sexothérapie est inclusive, non culpabilisante et centrée sur la sécurité émotionnelle.
📩 Vous pouvez me contacter via le formulaire du Studio Fleur de Lune :