À l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie du 17 mai,
Studio Fleur de Lune propose une série de contenus autour de la sécurité émotionnelle, de la fatigue invisible et de la difficulté à parler librement de son identité ou de ses relations.
Paroles qu'on n'ose pas dire
Série de récits inspirés de vécus fréquemment entendus en accompagnement autour de la
difficulté à parler librement de son identité, de ses relations ou de soi-même.
Quelques réalités souvent entendues en accompagnement
“J’ai appris à analyser une pièce avant même de parler de moi.”
“Je savais exactement avec quelles personnes je pouvais être totalement naturelle… et avec lesquelles je devais faire attention.”
“Pendant longtemps, j’ai utilisé des phrases floues pour éviter les questions.”
“Le plus fatigant, ce n’était pas forcément le rejet. C’était l’incertitude.”
“Je réfléchissais toujours avant de parler de ma relation.”
“Je me suis rendu compte un jour que je surveillais ma manière de parler sans même y penser.”
“J’avais l’impression d’avoir plusieurs versions de moi selon les endroits.”
“Je pensais être ‘trop sensible’. En réalité, j’étais surtout épuisé·e.”
“Je savais que certaines personnes étaient ‘gentilles’… mais je ne savais jamais si elles étaient réellement sécurisantes.”
“Je faisais attention aux réactions avant même d’oser être spontanée.”
“Le silence des autres me faisait parfois plus peur qu’une réaction directe.”
“Je suis devenue très forte pour détourner certaines conversations.”
“Je ne voulais pas devenir ‘un sujet’. Je voulais juste pouvoir parler normalement.”
“Parfois, je préférais me taire plutôt que de devoir expliquer encore.”
“Je pensais que tout le monde faisait autant attention à ses mots.”
“Je savais exactement quelles parties de moi je pouvais montrer selon les endroits.”
“Le plus reposant, c’était les rares moments où je pouvais arrêter de réfléchir avant de parler.”
“Je me suis habitué·e à surveiller l’ambiance en permanence.”
“Certaines remarques semblaient anodines pour les autres… mais mon cerveau les retenait pendant des années.”
“Je ne cherchais pas à faire une déclaration. Je voulais juste exister normalement.”
“Je faisais attention à ne pas mettre les autres mal à l’aise.”
“Le coming out n’a jamais été ‘un moment’. C’était une question qui revenait sans cesse.”
“Je savais que certaines réactions pouvaient changer une relation pour toujours.”
“Je pensais être réservé·e. En réalité, j’étais surtout prudent·e.”
“Le jour où je me suis senti·e totalement en sécurité quelque part… mon corps s’est détendu immédiatement.”
“Je n’avais pas besoin qu’on comprenne tout parfaitement. Juste de ne plus devoir me protéger autant.”
“Pouvoir parler librement sans analyser chaque réaction… ça paraît simple. Pourtant, ça change énormément.”
Beaucoup de personnes LGBTQIA+ développent des mécanismes de protection émotionnelle invisibles : adaptation permanente, surveillance des réactions, difficulté à parler librement ou peur du jugement.